A la tête d’une civilisation du monde antique, vous explorez des terres inconnues pour développer votre empire. Fondez des nouvelles villes et construisez des bâtiments pour exploiter les ressources naturelles, établir des routes commerciales, partir à la conquête des villages barbares ou accroître vos connaissances scientifiques. N’oubliez pas d’entretenir de bonnes relations avec les dieux ! Rendez-leur hommage en leur faisant des offrandes et en construisant des temples fabuleux.
Aviperçu
Deus est un très bon compagnon de soirée… Il peut se délecter seul, ou accompagné de Minivilles en hors d’oeuvre et de Terra Mystica comme fromage-dessert (“Terra Mystica c’est carrément une pièce montée oui!”). Deus fait un très bon lien entre ces jeux : un côté pioche / combo / activation de cartes en cascade de Minivilles, et un côté placement / conquête de zones / construction / ressources de Terra Mystica…
Deus est un jeu contrôlable et “responsable” comme on les aime : contrôlable car on contrôle (presque) tout de A à Z, responsable car si on se plante, on ne peut s’en prendre qu’à soi-même (“Raaaah ! Pourquoi j’ai fait ça !”).
Il n’y a que très peu de hasard : on peut à tout moment choisir de changer sa main pour une main meilleure. Mais tout le dilemne est là : il faut choisir quelles cartes défausser, et à quel moment.. Le hasard reste limité même si toutefois présent.

Rentrons un peu plus dans le détail :
Le principe du jeu est de construire des bâtiments sur des zones du plateau, que l’on conquiert petit à petit. Les bâtiments sont de 6 catégories différentes : maritimes, commerciaux, civils, scientifiques, militaires, ou bien religieux (temples). (A chaque catégorie est associé un dieu, mais le thème n’a que très peu d’impact).
A son tour de jeu, nous avons le choix entre :
1. Construire un bâtiment : on dépose une carte de sa main sur son plateau individuel et on construit un bâtiment correspondant à la carte sur le plateau de jeu commun. On active l’effet de la carte nouvellement posée ainsi que toutes les autres cartes précédemment posées dans cette catégorie, dans l’ordre de pose des cartes.
Pour construire un bâtiment, il faut la carte correspondante ainsi que le bâtiment à construire en réserve. (“Pas de carte, pas de bâtiment… pas de bâtiment, pas de palais……pas de palais, pas de palais…”). Chose tout à fait logique, mais qui conduit à un dilemne avec le choix suivant.
2. Faire une offrande aux dieux (“C’est odieux !”) : globalement, cela se traduit par 3 actions :
- Se défausser d’une ou plusieurs de ses cartes.
- Gagner dans sa réserve un bâtiment, des ressources.
- Compléter sa main avec de nouvelles cartes.
Il faut choisir à quel dieu on fait l’offrande (i.e. quelle est la catégorie visée).
En fonction du dieu invoqué, le type de bâtiment / ressource change (logique!) et l’ordre des actions ou les actions elles-mêmes peuvent légèrement varier.

Bien sûr les effets des cartes intéragissent avec le plateau : on peut gagner certaines ressources en fonction des zones que l’on occupe sur le plateau, on peut récupérer de l’or chez les adversaires sur les zones adjacentes, on peut déplacer ses unités militaires sur une plus grande distance etc ….
Le jeu prend fin lorsque tous les bâtiments temples ont été construits, ou bien que tous les villages barbares sur le plateau commun ont été attaqués.
Les points de victoire se gagnent en cours de partie mais également durant le décompte final.
Deus est donc un jeu plein de surprises et de rebondissements où l’adaptabilité est le maître mot. Il faut sans cesse composer avec les cartes de sa main, savoir en sacrifier, imaginer des combos avec les cartes déjà présentes sur son plateau individuel, conquérir les zones sur le plateau commun et jouer des coudes avec ses adversaires… le tout en restant maître de la longévité de la partie.
La stratégie est donc souvent remise en cause par les choix restreints qui nous sont offerts, mais également par l’évolution du jeu des adversaires.
Chaque partie est unique car le plateau est évolutif.
Un jeu où il faut penser sur plusieurs tours …
Un jeu simple qui peut très vite se complexifier au niveau stratégique…
Un jeu où on s’éclate, n’ayant nul besoin de Doliprane ou autre Dafalgan…
Un jeu qui plus est joli et très coloré…
Un jeu qui cache bien son jeu…
Bref… un jeu qu’il est très bien pour y jouer !
