L’Art et le Capitalisme ont généré un nouveau métier, le Galeriste. Combinant les talents d’un marchand d’art, d’un conservateur de musée ou encore d’un agent d’artistes. Vous êtes sur le point d’accepter le poste… Vous allez découvrir et faire grandir de nouveaux artistes : acheter, exposer, vendre leurs oeuvres et vous forger une réputation internationale. Finalement, vous pourrez acquérir le respect de la profession, vous permettant d’attirer les visiteurs du monde entier dans votre galerie. Il y a beaucoup de travail à accomplir, mais vous pouvez compter sur l’aide d’assistants prêts à être embauchés. Ce ne sont pas les passionnés d’art qui manquent, espérant travailler avec une personne de votre renommée. Dirigez votre galerie et accéder à la fortune.
Aviperçu
Le dernier bébé de Vital Lacerda, l’auteur de Vinhos, Kanban, C02.
Alors là, attention … c’est du serieux !
The Gallerist est à la fois complexe et jouissif.
Le genre de jeu costaud auquel on s’attèle, on prend connaissance du jeu en réfléchissant aux tenants et aboutissants au fur et à mesure que les règles arrivent.
Le thème est tellement présent que les règles coulent malgré tout de source.
Dans The Gallerist, vous incarnez le directeur d’une galerie d’art.
A chaque tour vous avez le choix entre différents types d’actions principales:
- Les actions concernant les artistes : on peut découvrir un nouvel artiste ou bien se procurer une oeuvre.
- Les actions concernant les contrats : on peut choisir un contrat pour plus tard vendre une de ses oeuvres.
- Les actions concernant la renommée à l’étranger : permet de se positionner pour la dernière enchère finale.
- Les actions concernant sa propre gallerie : gagner/perdre de l’influence ou recruter des assistants …
Suite à cela, des actions facultatives sont possibles à savoir utiliser ses assistants (oui parce qu’on a des assistants) pour effectuer quelques basses besognes mais ô combien utiles ..
Ce (très) condensé de règles donne le LA en matière des choix qui s’offrent à nous.
Plus globalement, le principe est de découvrir des artistes, de leur acheter des oeuvres, de leur faire gagner de l’influence, pour soi-même en profiter et inversemement, de gérer sa gallerie et ses assitants que l’on utilise, de vendre ses oeuvres au meilleur prix etc …. le tout sous-couvert de visiteurs qui viennent visiter votre galerie.
Encore faut-il les attirer jusque dans nos murs, pour cela il est possible de gagner des tickets d’entrée et ainsi remplir sa gallerie d’amateurs d’art..

The Gallerist est un jeu très fin qui se délecte en bonne compagnie, mais qui reste un cérébral killer (“Un quoi?..”) : au bout de plusieurs parties on découvre encore des surprises et le jeu n’a pas fini de livrer tout ses secrets tellement les possibilités sont nombreuses.
Ce jeu tire sa finesse dans les actions à jouer : chaque choix fait a un impact certain sur le reste de la partie. Je n’irai pas jusquà dire qu’une seule erreur plombe la partie (“En es-tu sûr Arthur ?”) mais il est clair que chaque action nécessite de la réflexion et doit être préparé avec minutie.
Les conséquences sont grandes, et vos chances de remplir vos objectifs de fins de partie seront emoussées.
La taille du plateau joue énormément aussi : on se retrouve serrés comme des sardines avec les autres joueurs, si bien que le plateau devient le jeu de la chaise musicale. En effet il est possible de laisser des assistants derrière soi, vous assurant un coup à jouer lorsqu’un adversaire choisi la même action juste après vous.
C’est un jeu qui n’est pas fun à proprement parler mais gérer sa galerie sous ce thème extrêmement plaisant, avoir son moteur qui marche à merveille (ou pas), et arriver à ses fins en domptant le mastodonte est vraiment excitant.
Pour agrémenter le tout, le matériel est tout simplement magnifique. Des oeuvres illustrées, des petits chevalets, des meeples, des tickets, des sous, des cubes… du beau matos de qualité. (“La boîte en elle-même est déjà belle alors vous pensez si le reste.. ma bonne dame”).
Il est clair qu’on ne se lance pas dans The Gallerist au gôuter en avalant 2-3 tartines à la place de jouer aux petits chevaux. Il faut s’y préparer, se dire qu’on se lance dans du lourd, mais qu’on va en ressortir ravi.
Un jeu pour une longue soirée, ou bien un dimanche après-midi sous la pluie.
C’est du lourd, du dur, du beau, du magnifique, du plaisant, du bon gros jeu qui nous fait découvrir de nouveaux neuronnes.
Résumé des règles
Règles complètes
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